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La certification HVE cognac sera prête en janvier 2019

La certification HVE cognac sera prête en janvier 2019

La certification environnementale, qui reste volontaire, va passer au niveau supérieur et collectif, pour la filière du cognac.

En novembre 2018, l’interprofession du cognac fêtera les deux ans de son référentiel de viticulture durable. Cet anniversaire sera aussi le baptême du feu pour une dizaine de viticulteurs charentais, engagés dans une certification de Haute Valeur Environnementale (niveau 3). Si ces pionniers devraient essuyer les plâtres de la certification individuelle, la démarche collective ne devrait pas tarder, prévue pour janvier 2019.

« Le maître mot de cette démarche, c’est l’engagement » informe Catherine Le Page, la directrice du BNIC, tout en rappelant l’objectif annoncé lors du lancement du référentiel de viticulture durable de 100 % des viticulteurs charentais passés par le niveau 1 de la certification d’ici 2021. Pour l’instant, le cap symbolique des 1 500 viticulteurs engagés « représentant 45 % des surfaces » a été franchi, annonce Christophe Forget, vice-président de l’interprofession du cognac. D’ici la fin de l’année, ils devraient être 2000.

Pour enfoncer le clou, la filière du cognac a décidé d’inscrire deux mesures agro-environnementales au cahier des charges de l’appellation. À savoir : l'interdiction du désherbage chimique des tournières et celle du désherbage chimique total des parcelles de vignes. Une mesure qui devrait bien passer auprès des viticulteurs de la région, puisqu’ils étaient déjà en grande majorité - fortement incités par leurs maisons de négoce, notamment Hennessy - à avoir renoncé au désherbage chimique total, au profit de solutions mécaniques pour l’inter-rang. L’usage du désherbant reste autorisé sous le rang, dans la limite d’une largeur correspondant à un tiers de la surface d’écartement.

« L’inscription au cahier des charges va permettre d’officialiser les efforts réalisés et de les généraliser à l’ensemble des viticulteurs » plaide Christophe Véral, à la fois en tant que président de l’UGVC et chef de famille de la viticulture au BNIC.

De son côté, Bernard Laurichesse, qui en tant qu’ancien président de la Commission technique du BNIC (N.D.L.R. : il en est encore membre) a beaucoup œuvré au lancement du référentiel de viticulture durable, souligne aussi les bons résultats obtenus dans la région dans la gestion des effluents et la pulvérisation confinée (plus de 500 pulvérisateurs écoulés).

« Toute cette démarche environnementale est le résultat d’un gros travail entre la viticulture et le négoce, résume Christophe Véral. On a 350 ans d’histoire et on se doit d’être responsable pour préserver ce potentiel viticole et la santé de tous, des viticulteurs aux riverains ».

Petite cerise sur le gâteau pour les livreurs de Courvoisier : Patrice Pinet, patron de la grande maison jarnacaise, s’était engagé cet hiver à créer une prime environnementale spéciale pour les viticulteurs certifiés HVE. C’est le moment de se rappeler à son bon souvenir et, pourquoi pas, d’inciter les autres maisons à faire de même, non ?

 

Fabienne Lebon

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